mercredi 21 juin 2017

De Saint Pierre à Ponce Pilate, la lâcheté citoyenne,

Il parait qu'il faut écouter le message super important et vachement grave qu'ont donné les électeurs en s'abstenant. Il parait qu'ils en ont marre, qu'ils n'ont plus confiance et que de toute façon, ils n'arrivaient pas à se décider parce qu'il n'y avait pas de choix intéressant. C'est-à-dire qu'avec en moyenne 15 à 16 candidats par circonscription, certaines allant jusqu'à 28, eh bien, il n'y avait pas le choix.

Franchement, victimiser tout le temps le citoyen, qu'on ferait mieux d'appeler consommateur, lui qui trouve normal pour ce qui le concerne de faire des fausses factures, de truander ses notes de frais, de faire travailler au noir, de ne pas payer de TVA, d'oublier quelques petites choses à déclarer, de mettre ses pieds sur les sièges dans les transports en commun, de ne pas respecter les règles de base de circulation mais qui a une exigence absolue de transparence et de probité s'agissant des autres... car n'oublions pas que dans la tricherie, la différence entre un élu et un citoyen est que le premier est un voyou tandis que le second est un rusé qui paye bien assez d'impôts comme ça et il est donc normal qu'il en récupère un peu... Franchement, disais-je, victimiser tout le temps le citoyen m'invite à sourire trois minutes et à reprendre deux fois des nouilles. Cessons de parler de politique, parlons plutôt du marché de la politique comme on parle du cours de la bourse et nous verrons que soudainement... tout s'éclaire... Chacun ne voit que son petit pré carré et se fout éperdument de l'intérêt général. Il pleure sur les conditions de travail en Chine, Inde, Turquie ou Tunisie qu'il ne va pour autant pas visiter quand il fait ses petits voyages de vacances desquels il revient en portant fièrement la contrefaçon d'un sac Vuitton marchandé à un esclave entre deux visites de temples ou d'églises. Sac qui va drôlement bien avec la robe ou le tee-shirt acheté 10 euros en France chez Zara, Mango, Tati ou Kiabi sans se préoccuper une seconde des conditions de sa fabrication. Et ce ne sont pas les plus pauvres qui ont cette attitude alors inutile de rétorquer que c'est une question de survie. Je rappelle que le seul restau qui a vu son chiffre d'affaire augmenter près de la place de la République durant la période Nuit Debout est le Mac Do. Tous les autres à l'inverse, on vu le leur s'effondrer. En outre, Il n'est qu'à voir les multiplications de lettres ouvertes au futur président de la République, puis au futur Premier ministre auxquelles on a eu droit durant les périodes électorales où chacun exposait son domaine d'activité comme s'il était la problématique essentielle de la nation. A les lire, il était assez clair que si ce qui était écrit n'était pas pris en considération à la lettre (c'est le cas de le dire), alors nécessairement, le futur président ou le futur Premier ministre n'était qu'un gros naze qui ne méritait pas sa place. 

Mais la consommation ne serait rien si la lâcheté n'en était la mère nourricière. Voter c'est choisir. C'est porter la responsabilité de l'élection d'un(e) candidat(e), c'est porter la responsabilité d'une voie politique avec tout ce que cela implique en termes de mesures quotidiennes traitant de la fiscalité, de l'économie, du social, de la santé, de la politique étrangère, de l'éducation, du logement, de la recherche, etc. C'est répondre à ses collègues, ses amis, sa famille, ses enfants, son entourage proche ou plus lointain qui se plaignent, dénoncent, critiquent, etc. Or, comme il est très à la mode de jeter le bébé avec l'eau du bain à la moindre insatisfaction et sans aucun discernement et qu'il est évidemment beaucoup plus facile de dénigrer ce qui est fait que de dire ce qu'il faudrait faire - en dehors bien sûr des vieux poncifs façon "y a qu'à faut qu'on" du genre "il faut arrêter la guerre", "il faut du travail pour tous" et "c'est pas bien les pauvres il faut que ça cesse" - il vaut bien mieux se placer du côté de ceux qui râlent. Au moins là, pas de risque. D'une part ce sont les plus nombreux et il vaut toujours mieux être du côté des plus nombreux et d'autre part, les arguments sont plus faciles à trouver ce qui est bien utile en cette ère "hanounesque" de fainéantise intellectuelle généralisée. Pour convaincre du bien fondé d'une politique, il faut expliquer les choses, tenir compte des tenants et des aboutissants, aborder la complexité, l'interdépendance, etc. Pour remettre en cause, pas besoin de tout cela, une phrase, un slogan suffisent. Bref, si on veut éviter d'avoir l'air con devant les copains qui ne manqueront pas de vous expliquer entre deux moqueries que franchement vous êtes une bille bien décevante d'avoir voté pour tel ou tel, mieux vaut s'abstenir sous le prétexte que les élus sont tous les mêmes, des gens qui ne pensent qu'à leur carrière, qui vivent dans un autre monde et que de toute façon la politique ne sert plus à rien. En somme, puisque les références religieuses sont à la mode, c'est soit Saint Pierre qui renie trois fois avant le chant du coq soit Ponce Pilate qui se lave les mains du sang du juste. Deux formes d'une même lâcheté. Il semble qu'avec l'abstention, la seconde l'ait emporté sur la première. Les scrutins sont clos, il restera à chacun, sous le masque de son pseudonyme, d'exprimer par messages anonymes sur les réseaux sociaux ses indignations, ses révoltes, ses oppositions, ses moqueries, ses insultes et autres dénigrements. 

Nous, population que je n'ose plus appeler peuple et pas encore populace, sommes les premiers grands guignols de cette mascarade qu'on appelle abusivement crise politique.

jeudi 15 juin 2017

Kachou et la chansonnette

Bon, j'ai rongé mon frein jusque-là mais reconnaissons que dès qu'on lui laisse la bride sur le cou, AK47 se laisse aller à ses fantasmes et finit par écrire et dire n'importe quoi.

Un truc quand même qu'il faudra qu'il nous explique c'est pourquoi sur son blog il est aussi agressif et méprisant avec Jacques Mahéas alors qu'en privé, il le cajole avec des SMS plein de mots gentils... j'avoue que cela me laisse perplexe. 

Abdelhak Kachouri serait-il versatile ? La question mérite d'être posée vu que son blog est à géométrie variable. Ça me rappelle une chansonnette que nous entonnions lorsque j'étais enfant lors de nos promenades à la colo : 
"Il était une bergère qui allait au marché. Elle portait sur sa tête trois pommes dans un panier. Les pommes faisaient rouli roula les pommes faisaient rouli roula. Stop ! ... Trois pas en avant, trois pas en arrièreuuu, trois pas sul'côté, trois pas d'laut'côté"
Les articles viennent, repartent, réapparaissent, puis disparaissent selon le sens du vent ou les fessées qu'il se prend suite à leur publication. Même chose pour les illustrations. Roi du selfie, AK47 aime se faire prendre en photo à côté de personnalités diverses et variées oubliant cette fameuse phrase de Louis Jouvet indiquant que le talent n'est pas contagieux. Après, là aussi, selon les fessées ou les cotes desdites personnalités, les photographies disparaissent comme par enchantement ou sont reléguées en profondeur de page.

Mais voilà, il est comme ça kachou, il se réveille à chaque élection (et Dieu, auquel je ne crois pas, sait à quel point il est aussi endormi entre les échéances électorales qu'une marmotte au cœur de l'hiver), reprenant ses rêves pour des réalités, capable de bouffer à tous les râteliers en fonction des opportunités. Capable, je l'ai déjà écrit, des plus abominables parjures en affirmant haut et fort qu'il veut être le prochain maire après avoir juré à votre serviteur, sur la tête de ses propres enfants, qu'il ne le souhaitait pas et que plus jamais il ne se lancerait dans cette aventure. Lui le sait, moi je le sais, sa conscience, s'il en a une, le sait. Pour le moins, quelqu'un d'aussi peu respectueux de sa parole et de ses serments ne peut décemment pas être digne de confiance.

Il y avait dans le jardin voisin du mien, plein sud, un arbre magnifique, centenaire, à la taille considérable, au tronc fort comme une montagne, étendant des branches généreuses, touffues, sans fin, en refuge séculaire à toute une diversité d'oiseaux qui s'y sont reproduits de générations en générations. Le terrain, un petit no man's land naturel au milieu de maisons plus ou moins anciennes, a été vendu pour y construire, on dit, deux maisons. Ce matin, pour laisser la place aux maisons, le bel arbre a été abattu et c'est tout un paysage qui s'est soudainement transformé. 

En Amérique, dans certaines tribus indiennes, on parle à l'esprit de l'animal tué ou de l'arbre abattu pour lui expliquer la nécessité qu'il y avait à le faire. C'est une marque de respect. Je n'aime pas le manque de respect.

mercredi 10 mai 2017

Vous avez dit renouveau ?

Combien se sont moqués hier de l'initiative d'Emmanuel Macron et du mouvement "En Marche" de vouloir sortir des carcans des partis traditionnels pour proposer une autre façon de faire de la politique hors des sectarismes qui répondent davantage aux intérêts des organisations politiques qu'à ceux du pays et des Français ? Que n'a-t-on glosé, désinformé, inventé des histoires, raillé, asséné des "c'est un feu de paille qui fera pschitt" jusqu'à "pour y être arrivés, il faut bien qu'ils aient été soutenus par les puissances occultes de l'argent puisque c'est un banquier" en passant par "la dénonciation du système des partis n'est qu'un prétexte et même une atteinte aux principes démocratiques". 

Et que commence-t-on à voir fleurir (vous me direz c'est le printemps) ? Christiane Taubira, Martine Aubry et Anne Hidalgo qui lancent un mouvement politique baptisé "Dès Demain" avec comme commentaire : "Le moment est venu de nous émanciper des vieux carcans d’hier et des débats strictement internes aux appareils politiques pour créer un mouvement, dont le rôle sera d’identifier les solutions et les réussites locales, et de travailler à leur mise en œuvre à toutes les échelles de territoires : locale, nationale et européenne."

Ce matin, Benoit Hamon, propose de lancer en juillet un vaste mouvement de gauche transverse, hors de toute obédience partisane pour rénover la dynamique démocratique "puisque les partis ne veulent pas parler entre eux".

De son côté, après avoir souhaité l'adhésion de la France à la grande Alliance Bolivarienne, la France Insoumise et le parti communiste se fâchent et seront adversaires aux législatives, illustrant assez bien que l'intérêt des partis prime quand même sur tout autre considération ; subventions d'état post élections obligent. On l'a vu dans l'Alliance Mélenchon/Hamon qui ne s'est pas faite malgré l'appel de millions de Français. Ultime accord qui aurait pu emporter mon suffrage mais qui, définitivement, m'aura montré à quel point cette gauche, en dehors des alliances de circonstance, est incapable de s'entendre durablement pour gouverner. Si l'imaginaire est collectif, le réel reste individualiste. C'est dommage.

Enfin, je ne m'interdis pas de penser que la droite ne manquera pas de lancer son grand mouvement de réflexion transverse dans lequel toutes les valeurs de droite pourront se reconnaître sans exclusive partisane afin de recréer une dynamique démocratique hors des partis qui n'auront pas su porter la voix du redressement.

En somme, aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que les partis traditionnels ont figé la démocratie et bloqué les énergies. Quel manque d'imagination ! On pourrait cette fois gloser sur ce constat fait par des gens qui ont largement participé à cette sclérose. Comme quoi, il est toujours bon de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Il leur reste encore une chose à faire cependant pour répondre au désir de renouveau démocratique, c'est la bienveillance. Et là, au regard de ce que l'on a entendu et de ce que l'on entend encore, c'est pas gagné comme on dit.

lundi 8 mai 2017

Abdelhak Kachouri, la girouette parasite de la politique

Le 2 avril, Abdelhak Kachouri, ex-vice-président socialiste du conseil régional d'Ile de France, placé en position inéligible par sa liste aux dernières élections régionales tant il a été mauvais, viré du conseil municipal de Saint-Ouen où il était un fantomatique maire-adjoint, plus mauvais score du PS à Neuilly-sur Marne depuis des décennies où il s'était fait imposer comme tête de liste par le parti, conseiller municipal ne siégeant depuis 2014 ni au conseil municipal ni dans les commissions auxquelles ils s'était inscrit sans jamais s'excuser de ses absences auprès de sa liste comme auprès de la municipalité, Abdelhak Kachouri donc, professionnel du parasitage politique, écrivait à propos de l'encouragement du maire de Neuilly sur Marne à voter pour Emmanuel Macron : "Ni de droite, ni de gauche ! L'encombrant soutien est un opportuniste redoutable ! :
Son appel à voter Monsieur Macron fera un flop, car il est vide de propositions et terriblement creux, à l'image de ce Maire fatigué qui s'accroche au pouvoir car il n'a rien d'autre pour exister."
Et après avoir vitupéré contre les écrits du maire il ajoute "La commission nationale des comptes de campagne est d'ores et déjà informée de l'édition de ces supports... Contrairement à lui, je n'inciterai personne à voter pour un-e candidat-e. "

Le 1er mai, tentative de négociation de virage, le voilà qui écrit : "Le 7 mai, je voterai Emmanuel MACRON... Une page se tourne et à l'évidence elle permettra de faire émerger (je l'espère) une nouvelle génération de responsables politiques... Une nouvelle ère commence. Chacune et chacun pourra prendre part à cette nouvelle page qui s'écrit. Pour ma part, je resterai toujours l'infatigable défenseur des valeurs de notre belle République. "

On ne sent pas le type qui se place déjà...

Le 7 mai c'est l'estocade, notre girouette locale efface consciencieusement sont post du 2 avril et écrit : "À Neuilly-sur-Marne, 8953 électrices et électeurs ont voté pour Emmanuel Macron soit 75,20 % des voix ! Un beau succès ! Je vous remercie pour cette belle mobilisation.
Je souhaite au nouveau Président de la République, Emmanuel MACRON, mes vœux de réussite pour ces 5 prochaines années. Je serai à ses côtés en tant que Républicain et légitimiste, pour lui permettre de réussir en contribuant ainsi à mon humble niveau à donner à notre grande nation les outils pour répondre aux enjeux de l'avenir
."
Cherchez l'opportuniste !

Outre le fait qu'il va falloir lui expliquer qu'on met une majuscule à République mais pas à président, tout le monde s'accorde à dire que le meilleur moyen pour Kachouri d'aider le nouveau président (et le pays) est tout simplement ... qu'il se taise et qu'il disparaisse.

vendredi 5 mai 2017

Une étrange idée du peuple

Pour justifier son comportement lors du débat de mercredi soir, Marine Le Pen dit qu'elle était la voix du peuple, qu'elle l'a portée à la table de l'entre soi suranné des élites. 

Quel étrange vision du peuple ont ces personnes qui prétendent le défendre et surtout le représenter ! Une professeure d'économie qui prend l'accent gouailleur, une tenue volontairement négligée pour un autre et enfin le comportement ordurier à la limite de la vulgarité pour Marine Le Pen.

Pour l'ami Poutou, je sais combien sa tenue a fait débat et combien ceux qui l'ont critiquée passent pour de vieux ringards réactionnaires. Pour autant, le vêtement est un message, une attention portée aux hôtes comme aux circonstances. Dès l'instant où la tenue est un message pour celui qui la porte, il ne faut pas s'étonner que d'autres puissent la commenter sachant que tous sont respectables dans leur expression.

Mais voilà, si j'ai tout bien compris l'histoire, quand on veut représenter le peuple ou parler en son nom il faut être à son image. Et cette image serait celle de l'incapacité d'élever le débat, celle de l'accusation ou de la suspicion non fondée sur des éléments objectifs, celle de l'impossible dialogue, celle de l'absence d'écoute, de l'absence de raisonnement structuré, celle de la plainte permanente, celle de l'invective,... le tout enveloppé dans un halo de vulgarité ou de grossièreté.

N'est-ce pas une certaine forme de mépris que de considérer que l'image du peuple est celle-là et qu'il n'est pas pensable de lui attribuer autre chose ? Une capacité de s'exprimer dignement, d'analyser en s'appuyant sur des faits, de proposer un raisonnement construit.

J'ai eu le privilège de rencontrer un ancien ouvrier de chez Renault qui avait participé aux grandes grèves de 1947. Il m'a raconté comment, sur les bords de Seine, ils écoutaient un ami leur lire "Paroles" de Jacques Prévert.

Décidément non Mesdames et Monsieur, le peuple n'est pas ce que vous voulez donner de lui. Il y a une noblesse dans le monde ouvrier, chez les pauvres, les chômeurs et les employés aux petits salaires. Cessez de coller au peuple le costume de la famille Groseille. Il mérite bien plus que ça.


dimanche 9 avril 2017

abdelhak kachouri le parjure !

C'est la mode. En France, faire de la politique c'est d'abord pratiquer avec aisance la mauvaise foi.
Celui qui en est le plus expert peut alors espérer faire une carrière au plus haut niveau.
Depuis peu, nous avons découvert que cela ne suffisait pas et qu'il fallait, en outre, pratiquer le parjure. Jérôme Cahuzac, François Fillon ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres qui ont été capables de nous jurer, les yeux dans les yeux, ce qu'ils ont renié quelques temps plus tard.

Abdelhak Kachouri ne faillit pas à la règle. A l'époque où il cirait les pompes du parrain du 93 porté au perchoir de l'assemblée nationale, AK47, qui n'a jamais aussi bien mérité son surnom, avait déjà épuisé le conseil municipal de la ville de Saint-Ouen qui, lassé de ses absences de maire-adjoint chargé de la sécurité, alors qu'il empochait sans complexe ses indemnités, a fini par le pousser dehors. Qu'importe ! Il empochait celles de vice-président du Conseil régional d'Ile de France, toujours chargé de la sécurité. C'est dire si déjà à l'époque, après avoir raclé tous les fonds de tiroir, la gauche n'avait plus grand monde à se mettre sous la dent pour exercer avec brio des postes à responsabilités, On connait la suite, le bilan est nul c'est-à-dire, à la hauteur des compétences et de la force de travail de ce sinistre personnage plus doué pour la parlotte et le selfie que pour l'exercice de la mission pour laquelle il est normalement élu. A part signer des conventions écrites pas d'autres et inaugurer des commissariats, rien, zéro, chacun connait la situation de la sécurité en Ile-de-France, chacun connait celle qui prévalait à Saint-Ouen lorsqu'il en était un adjoint au maire fantôme, La gauche était d'ailleurs tellement ravie du travail de Kachouri que Claude Bartolone, le soi-disant mentor et protecteur, n'a pas jugé mieux que de le positionner sur sa liste de telle sorte qu'il ne soit pas éligible. Pépère a compris la leçon, on lui a montré où était la porte ; il l'a prise. Lâché par tous, il ne lui restait qu'à s'enfuir du parti socialiste, ce qu'il n'a pas manqué de faire... l'histoire ne dit pas encore s'il a réglé l'ardoise des cotisations qu'il avait en retard et qui s'élevait à quelques dizaines de milliers d'euros. 

Depuis, AK47 soigne sa déprime en flinguant à tout-va, crachant son fiel au rythme de ses articles publiés sur son blog au style approximatif empreint de plus en plus d'une vulgarité et d'une grossièreté qu'il a du mal désormais à refréner. J'en veux pour preuve le "je les emmerde" de son avant-dernier blog, qu'il adressait à ceux qui ne partageaient pas ses idées et surtout, l'odieux et obscène texte qu'il a rédigé à l'occasion du triste anniversaire des attentats du 13 novembre.

Dans son dernier article, une fois encore, Kachouri s'en prend au Maire de Neuilly sur Marne, tant il n'a pas digéré qu'aux dernières élections celui-ci a été élu dès le premier tour en augmentant et son pourcentage et le nombre de voix portées sur sa liste, chose unique dans le département et, je crois pouvoir dire, en Ile de France. Kachouri, de son côté, tête d'une liste qui se réclamait du parti socialiste et d'un agglomérat de partis de gauche, a fait le plus mauvais score que la gauche ait enregistré dans la commune arrivant en troisième position. Ayant la rancune tenace, (on peut le comprendre après une telle raclée), pépère se lâche régulièrement sur notre premier édile. A noter toutefois qu'il a abandonné la présidence de son groupe dès le premier jour et qu'il n'est jamais présent au conseil municipal sans même avoir la politesse de s'excuser pas même auprès de son président de groupe. Chacun appréciera le respect de cet homme pour ses électeurs et la solidarité qu'il témoigne  aux membres de sa liste dès l'instant où il ne sort pas vainqueur de la consultation électorale.

Mais tout cela ne serait rien. Après tout, cela fait parait-il partie de la vie politique. On en pense ce que l'on veut, moi cela me donne plutôt la nausée, c'est comme ça que ces gens prétendent défendre les intérêts du peuple. Mais plus grave, comme Cahuzac, comme Fillon, Kachouri est un parjure. Et pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que, souvenez-vous, je l'avais écrit à l'époque, un matin qu'il partait je ne sais où sur son brillant scooter 3 roues, le quidam s'était arrêté devant chez moi alors que je sortais pour me rendre au travail. Après avoir échangé quelques amabilités, il m'a dit mot pour mot "Tu connais mes enfants ? Eh bien je te jure sur la tête de mes enfants que je ne veux pas être maire de Neuilly sur Marne et que jamais je ne me présenterai à la mairie."

Voilà ce qu'il a écrit sur son blog le 2 avril dernier : "En 2020, je veux être votre Maire à temps plein. A l'heure de la transparence, je l'annonce ici, mon indemnité sera intégralement reversée aux Restaurants du Cœur et au Secours Populaire. Aucun membre de mon équipe ne pourra exercer un mandat si une condamnation judiciaire a été prononcée à son encontre. Aucun membre de mon équipe ne pourra être logé dans un logement social géré par la ville ou l'un de ses partenaires. Je détaillerai d'autres mesures dans les prochains mois. Mon équipe est prête et mon projet vous sera soumis pour l'enrichir de vos propositions."

Que de promesses quand on songe qu'il s'est parjuré de la première d'entre-elles au mépris de ses propres enfants. Qu'y-a-t-il de sacré, que veut dire la parole donnée chez ces gens-là ?

On peut continuer de jouer les pucelles outragées et appeler à faire barrage à l'élection de Bécassine. Eliminons les Kachouri, les Cahuzac, les Fillon, les Balkany de la vie politique et déjà, le Front national se dégonflera de moitié. Tous ces gens en sont le terreau ! 

dimanche 5 mars 2017

Le peuple est-il démocrate ?

Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, telle est la définition de la démocratie par Abraham Lincoln et reconnaissons que depuis, on n’a pas trouvé beaucoup mieux.

L’esprit de la Cinquième République qu’aucun président n’a jamais vraiment respecté, pas même celui qui en fut le fondateur, est que le président ait une vision sur le long terme et qu’il indique le cap à suivre. A la charge du premier ministre et de son gouvernement de mettre en œuvre la politique pour y parvenir et de rendre compte régulièrement au président de l’avancée de ses travaux. Raison pour laquelle, le président choisi le premier ministre qui sera, selon lui, le plus à même à conduire son projet et qu’il revient au dit premier ministre de choisir et de proposer son équipe ministérielle que le président validera ou récusera.

Tel est l’esprit d’une Cinquième République que le peuple de France n’était de toute façon pas prêt à recevoir pour la simple et bonne raison que le peuple de France n’a jamais, jamais achevé sa Révolution. L’a-t-il d’ailleurs seulement voulue ? La Révolution française était une révolte de la faim. Les Français ne se sont pas révoltés contre un système politique, il se sont révoltés contre une spéculation de privilégiés qui les a conduits à la famine. Qu’une bourgeoisie se soit emparée de la souffrance du peuple pour organiser son pouvoir en y instillant ce qui, sur l’avenir, la préservera de pareille révolte est une autre chose. Mais n’oublions pas que parmi nos gouvernants, Napoléon est, encore aujourd’hui, et restera le plus admiré malgré les controverses qui l’entourent. Napoléon qui accèdera au pouvoir après dix années de chaos politique, dix années interminables pour ceux qui les ont vécues et qui ne sont qu’un fragment ridicule à l’échelle de l’histoire d’une nation. 

La démocratie n’est réclamée que par ceux qui peinent à exprimer leurs idées et à les voir mises en application. Elle est une exigence fidèle de l’opposition et un recours pour la majorité lorsque celle-ci sent son pouvoir fragilisé et qu’elle a besoin de justifier sa légitimité. Mais ne nous leurrons pas, une très large partie du peuple a besoin d’admirer, a besoin d’un guide, d’un chef. Nul absolutisme n’est combattu quand celui-ci apporte le pain et les jeux dont le peuple a besoin. On ne combat l’absolutisme que lorsqu’on en est victime, jamais quand on tient le bâton. « Un peuple, un Etat, un chef ! », ils ne seraient pas nombreux aujourd’hui à renier cette formule qui, en son temps, fit trembler l’Europe tout entière quand elle était prononcée dans la langue de Goethe : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer ! ». Dans le vocabulaire léché des temps modernes qui évoque les techniciennes de surface et les hôtesses de caisses plutôt que les femmes de ménage et les caissières, on parlera pudiquement de charisme plutôt que d’autorité. C’est pourtant cette dernière que l’on va chercher chez Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et dont on regrette l’insuffisance chez Benoit Hamon et Emmanuel Macron. Et c’est avec ce costume que François Fillon cherche à effacer son image d’héritier de la famille Adams. Son obstination à réfuter une faute, grave aux yeux de tous sauf aux yeux de ses partisans qui, en revanche, dans les mêmes circonstances auraient lynché tout autre que lui, a pour but de démontrer son courage, sa ténacité, sa force de caractère et sa résistance à l’adversité quelle qu’elle soit, et donc sa capacité à mettre en œuvre son programme politique.

Et ça peut marcher. Cela peut marcher pour se faire élire, moins pour gouverner. Parce que c’est juste oublier que dans une démocratie comme la nôtre, un programme, une loi, une décision, ne se décrète pas, que le président de la République n’est pas un monarque élu pour cinq ans et qu’un programme s’applique en négociation avec l’ensemble des organisations représentatives des secteurs impactés et concernés par telle ou telle décision. Cela prend beaucoup plus de temps que ce qu’un discours électoral peut faire croire.

Le fonctionnement des institutions démocratiques n’est pas à la dimension des attentes du peuple. La force de Marine Le Pen est dans la reconnaissance par une large fraction de la population que son autorité est suffisante pour appliquer ses intentions et balayer les obstacles du seul revers de sa main faisant fi du droit. Si elle y arrive, elle pourra remercier François Fillon et ses supporters aujourd’hui présents place du Trocadéro d’avoir accrédité l'idée que l’exemplarité, la morale et le droit ne sont que des luxes superflus à l’exercice du pouvoir.